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Hematag
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Le produit

Une étiquette par unité : chaque passage, chaque degré

Hematag n'est pas un thermomètre de plus dans la chaîne du froid. C'est le dossier de l'unité : où elle est allée, qui l'avait, combien de temps et à quelle température, pour que chaque retour soit une décision documentée plutôt qu'un pari.

Une unité de globules rouges sur un comptoir en acier, l'étiquette Hematag collée sur le plastique.
  1. Gros plan de l'étiquette Hematag sur un sac de sang froid.
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    Étiquette sur chaque unité

    Un enregistreur autonome fixé à chaque sac. Il mesure en continu pendant toute la période où l'unité est hors du frigo contrôlé — à la banque, au bloc, au chevet, puis au retour.

  2. À la porte du bloc, un téléphone lit l'étiquette au moment où l'unité change de mains.
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    Scannée à chaque passage

    Chaque fois que l'unité change de mains (sortie de la banque, reçue au bloc ou aux soins intensifs, renvoyée), un balayage au téléphone enregistre qui, où et quand. Le temps passé à chaque endroit devient une donnée mesurée.

  3. À la banque de sang, la technologue pose l'unité revenue sur le lecteur pour voir sa courbe et son parcours.
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    Décision documentée

    Au retour, le technologue lit la courbe et le parcours ensemble. La plateforme applique les règles de votre site et enregistre la décision (retour en inventaire, destruction ou quarantaine) avec ses motifs, comme dossier de traçabilité exigé par la réglementation.

  4. Des étiquettes en cours d'étalonnage à côté d'une sonde de référence au laboratoire.
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    Étalonnage accrédité

    Les capteurs sont étalonnés dans notre laboratoire accrédité. L'équipement de conservation étalonné est une exigence réglementaire, et c'est la partie de la chaîne que nous maîtrisons de bout en bout.

Le problème

La règle du temps est une horloge, pas une mesure

Une glacière de transport laissée sur un chariot dans un corridor vide, devant le bloc opératoire.

Une unité de concentré de globules rouges sortie d'un stockage contrôlé, hors d'un contenant validé, est reprise ou détruite selon le temps écoulé, pas selon sa température réelle : 30 minutes historiquement, 60 dans la pratique canadienne actuelle. La règle remplace une donnée par une horloge.

Cette approximation est fausse dans les deux sens. Dans une étude hospitalière de deux ans sur la règle des 30 minutes (DeSimone, Transfusion 2018), la règle aurait accepté des unités hors de la plage de température permise, et son remplacement par un contrôle unique de température au retour a augmenté les pertes de 13 %. Ni une horloge ni une lecture unique ne montrent ce qui s'est passé entre les deux.

Et l'horloge elle-même repose sur du papier. La banque sait quand une unité est sortie et quand elle est revenue, pas où elle était entre les deux : partie directement au bloc, ou restée 40 minutes sur un chariot dans un corridor. La preuve est une procédure, pas un relevé.

60 min
dans la pratique canadienne, au-delà desquelles une unité retournée est détruite sans que sa température ait été mesurée
Pratique transfusionnelle canadienne, prolongée à partir de 30 min
+13 %
de pertes supplémentaires lorsqu'un contrôle unique est fait au retour
DeSimone, Transfusion 2018
15,2 %
des unités de globules rouges auraient été acceptées par la règle des 30 minutes malgré une température hors plage
DeSimone, Transfusion 2018

Le problème est réel et réglementé. Le Règlement sur le sang permet déjà à un établissement de démontrer que les conditions de conservation ont été respectées pendant le transport avec un enregistreur de données, et pas seulement avec un contenant validé (document d'orientation de Santé Canada, art. 76 et 101).